« Les objets connectés posent un problème environnemental »

Pierre Bonzom, fondateur et PDG d’ELA Innovation, spécialiste des systèmes RFID, alerte sur la multiplication des objets connectés. Ils représenteront un marché de 7000 milliards de dollars en 2020. Leur besoin en énergie et leurs massives émissions radioélectriques poseront un problème environnemental.

ils posent des problèmes environnementaux en matière d’émissions radioélectriques et de besoins en énergie. Ce n’est pas une découverte, on connaissait déjà ce problème avec les télécommandes. Mais, ici, nous allons changer des échelles, les objets connectés vont être beaucoup plus nombreux à l’avenir.

En matière d’énergie, le problème n’est pas la production. C’est le stockage. C’est l’aspect chimique des batteries qui posent question. Certes les batteries récentes fonctionnent au lithium, qui n’est pas aussi nocif que le plomb des anciens accumulateurs, mais leur impact n’est pas anodin non plus.

Nous pouvons espérer que la R&D amène au développement de systèmes de réserves d’énergies de plus en plus écologiques. Sans compter que des améliorations sont à faire du côté de la consommation, le remplacement du Bluetooth par du Bluetooth low-energy (faible énergie) permet déjà de limiter le recours aux batteries. Pour aller plus loin, nous pourrions envisager des objets à énergie positive.