La peau de poisson, un traitement innovant contre les brûlures graves

La peau des tilapias pourraient bientôt valoir de l’or. Autrefois jetée par les éleveurs, cette dernière est désormais scrupuleusement étudiée à l’institut José Frota de Fortaleza, au nord du Brésil. Posée comme une membrane sur la peau de grands brûlés, elle permet une meilleure cicatrisation du fait qu’elle contient beaucoup de collagène.

Lorsqu’elle est posée entre neuf et onze jours sur la peau, dans le cas de brûlures du second degré, les médecins attendent simplement la cicatrisation des patients. En revanche, pour des brûlures profondes, les bandages en peau de poisson doivent être changés plus régulièrement. Une méthode qui reste toutefois moins contraignante qu’avec des bandages classiques.

Qui plus est, les bandes de poisson préalablement stérilisées «empêchent les contaminations et préviennent la sécheresse ainsi que la perte de protéines. De plus, elles restent collées à la plaie jusqu’à la guérison». Si cette méthode est approuvée, elle se serait une méthode économiquement intéressante pour les brûlés de pays en voie de développement. En France, d’autres méthodes plus onéreuses ont fait leur preuve telles que l’utilisation de pansements biologiques en peau de porc ou encore de membranes amniotiques humaines prélevées lors des accouchements.

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